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Les Bourses pénalisées par le flou autour des échanges entre Téhéran et Washington
information fournie par Reuters 26/03/2026 à 14:43

L'enseigne Wall Street à la Bourse de New York (NYSE) dans l'arrondissement de Manhattan à New York

L'enseigne Wall Street à la Bourse de New York (NYSE) dans l'arrondissement de Manhattan à New York

par Diana Mandia

Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent également jeudi à mi-séance, la confusion qui ‌règne sur les tractations pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient entraînant une nouvelle hausse des prix du pétrole et détournant les investisseurs du risque. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,73% pour le Dow Jones, ​de 0,89% pour le Standard & Poor's-500 et de 1,07% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 perd 1,05% à 7.764,48 points vers 11h58 GMT. À Francfort, le Dax recule de 1,59% et à Londres, le FTSE 100 cède 1,33%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 1,50%, le FTSEurofirst 300 de 1,33% et le Stoxx 600 de 1,24%.

L'incertitude entourant d'éventuelles discussions visant à mettre fin à la guerre en Iran pèse à nouveau sur les marchés d'actions après quelques séances de ​répit, les investisseurs se méfiant des déclarations contradictoires de Washington et Téhéran, tandis que les échanges de missiles et de drones se poursuivent dans la région.

Donald Trump assure que la République islamique veut à tout prix conclure un accord de paix mais le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araqchi, déclare que ​le régime n'entretient aucun dialogue ni aucune négociation avec les Américains, malgré les divers messages échangés par l'intermédiaire de médiateurs.

Ce ⁠flou provoque une nouvelle envolée des cours pétroliers, qui avaient fortement reflué la veille, tandis que les rendements obligataires se tendent à nouveau.

Une guerre prolongée pourrait compliquer le rétablissement de la navigation dans le détroit ‌d'Ormuz et, par conséquent, maintenir les prix de l'énergie à un niveau élevé, avec des répercussions sur l'inflation et sur la politique monétaire.

Le président de la Bundesbank allemande, Joachim Nagel, a déclaré à Reuters qu'une hausse des taux d'intérêt était "une option" pour la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa prochaine réunion en avril, si la guerre au Moyen-Orient faisait planer la menace d'une ​reprise de l'inflation dans la zone euro.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a confirmé ‌jeudi sa prévision de croissance de l'économie mondial pour 2026, tout en soulignant que l'aggravation du conflit a commencé à freiner la croissance.

La croissance du PIB en ⁠zone euro devrait quant à elle décélérer à 0,8% en 2026, contre 1,2% auparavant, selon les dernières prévisions actualisées de l'organisation basée à Paris.

En France, la guerre affecte déjà le moral des ménages, qui s'est replié en mars, selon l'enquête mensuelle de conjoncture de l'Insee.

"Alors que seule la moitié des réponses à l'enquête ont été collectées après le début du conflit au Moyen Orient, les ménages anticipent une très forte hausse des prix dans les prochains mois... Les ménages se ⁠montrent également nettement plus pessimistes concernant l'évolution future ‌de leur situation financière personnelle", écrit dans une note Charlotte de Montpellier, économiste chez ING.

L'Europe est particulièrement vulnérable à la flambée des prix du pétrole, ce qui attise les craintes concernant ⁠l'inflation et la croissance. L'indice STOXX a perdu plus de 8% depuis le début de la guerre contre l'Iran fin février, non loin d'une phase de correction caractérisée par une baisse de 10% par rapport à son plus récent sommet.

LES ‌VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

A Paris, Edenred plonge de 14% après que l'autorité italienne de la concurrence (AGMC) a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête sur le groupe français et sa filiale ⁠italienne, liée à un éventuel abus de position dominante sur le marché national de la fourniture de chèques-repas aux salariés.

Le fabricant français de camping-cars Trigano abandonne ⁠2,43% au lendemain de la publication de ses résultats financiers ‌semestriels, les analystes citant le ralentissement de l'activité mobil-home et un deuxième trimestre décevant.

H&M perd 2,2%, pénalisé par un objectif de ventes en-dessous des attentes après un premier trimestre mitigé.

L'enseigne britannique de prêt-à-porter Next bondit de 5,6% à Londres ​après avoir légèrement revu à la hausse sa prévision de bénéfice pour l'exercice 2026/27, malgré un avertissement sur l'impact de la guerre ‌au Moyen-Orient.

Au niveau sectoriel, les actions des fabricants de semi-conducteurs plongent et avec le compartiment de technologie sur le Stoxx 600 (-2,36%), après que Google Research a annoncé plus tôt cette semaine le lancement de TurboQuant, un algorithme de compression qui pourrait accentuer la concurrence dans cette ​industrie.

TAUX

Les rendements obligataires souverains, qui avaient reflué avec le regain d'espoir quant aux négociations de paix avec l'Iran, repartent à la hausse face aux nombreuses incertitudes et aux déclarations contradictoires de ces dernières heures.

Le rendement des Treasuries à dix ans grimpe de 5,6 points de base à 4,3838%. Le deux ans avance de 5,8 points de base à 3,9386%.

Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans s'envole de 8,3 points de base à 3,0370%, ⁠celui de l'obligation à deux ans grimpe de 7,9 points de base à 2,6815%.

CHANGES

Le dollar profite de sa condition de valeur refuge et progresse de 0,29% face à un panier de devises de référence.

L'euro perd 0,27% à 1,1527 dollar.

PÉTROLE

L'incertitude quant à la durée du conflit au Moyen-Orient fait à nouveau grimper les prix du pétrole après une légère accalmie alimentée par l'espoir de pourparlers de paix et un revirement de la Maison blanche concernant ses menaces d'attaquer les infrastructures électriques iraniennes.

Le Brent grimpe de 4,69% à 107,01 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 4,25% à 94,17 dollars.

Pour aggraver encore les inquiétudes concernant l'approvisionnement, au moins 40% des capacités d'exportation de pétrole de la Russie sont à l'arrêt suite aux attaques de drones ukrainiens et à la saisie de pétroliers, selon les calculs de Reuters fondés sur les données du marché.

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 26 MARS :

PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT

USA 12h30 Inscriptions hebdomadaires au sem. au 21 210.000 205.000

chômage mars

(Certaines données ​peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)

Valeurs associées

108,87 USD Ice Europ +5,49%
95,30 USD Ice Europ +4,54%

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